Première Partie : Chapitre X

Première Partie - Chapitre X : Découverte de guerriers de l'ombre


Pour les mandaloriens, c'était incompréhensible. Pourquoi les ennemis disposaient-ils de troupes tirant à portée, et d'autres qui combattaient à la hache? Pourquoi les gamorréens gardaient-ils les cellules et les fantassins protégaient-ils la base? Peut-être que les gamorréens étaient moins importants et moins puissants aux yeux du colonel Tarshen. Ou alors était-ce pour la simple raison que les fantassins combattaient réellement mieux que les gamorréens. Mais ce n'était pas le moment propice pour s'attarder sur une telle question.
Ils avançaient toujours, et entendaient des bruits provenant d'un réacteur. C'était probablement la salle du générateur. Xibor était devant, et derrière lui étaient disposés en ligne ses deux camarades, avançant au même rythme que lui. D'un signe de l'homme de tête, ils se plaquèrent tous à gauche, contre le mur, l'un derrière l'autre. Xibor pencha la tête, et, voyant que la voie était libre, il ordonna aux deux autres d'avancer, mais tout de même prudemment. Harmell était devant une porte de la salle du générateur, qui s'ouvrit brusquement. Il pointa son arme sur un homme qui sortait. Ce devait être un lieutenant, car son uniforme l'aurait désigné comme tel. Ce lieutenant, qui mettait la main à la poche de son arme, s'exclama:
-''Qui êtes-vous? Que venez vous faire ici?''
Harmell le démunit de son pistolet blaster, le prit par le col et l'amena vers Xibor.
-''Qu'en faisons nous? Demanda-t-il.
-Colle le contre le mur.
-Non, non, ne faites pas ça! Je peux vous aider!
-As-tu un code d'accès pour le terminal du labo, ou de l'infirmerie?
-Non, je ne peux pas vous le donner!
-Alors, tu ne sers à rien!''
Une rafale de deux tirs partit, et le lieutenant tomba en tressaillant. Harmell hocha la tête de haut en bas, car Xibor le regardait, d'un regard qui demande s'il allait remettre en cause le jugement qu'il lui portait. Xibor déclara que, s'il n'y avait pas d'objection, on pouvait continuer. Il pensa à cette salle dont était sorti l'officier. Peut-être valait-elle le coup d'être visitée, non pas pour du tourisme, mais pour voir si l'on trouvait quelque chose d'interessant. Harmell gardait la porte, ou plutôt les portes menant à cette pièce, au cas où l'ennemi arriverait.
Mais Xibor appela Harmell à l'aide. Des guerriers noirs munis d'épée longue avaient surgi de l'ombre. Xibor avait attribué un puissant coup de pied à l'un d'eux, mais celui-la revenait à la charge. Naankri, lui, dans un accès de fureur, saisit son adversaire au cou, et le monta au-dessus de lui. Harmell était là, maintenant, avec sa hache, et il s'occupait du guerrier qui importunait Xibor, car Naankri avait l'air de très bien s'en sortir. Son ennemi était toujours en l'air, quand soudain il se déchaîna contre le wookie. On aurait dit un pouvoir de la force. Le wookie le lâcha, et tomba. C'était quelque chosequi ressemblait à une poussée de force Jedi, et qui avait maintenant rendu Naankri encore plus furieux. Il se releva en reprenant son fusil blaster, qui était tombé avec lui. Il voulut tirer, mais l'homme sombre le tapa du pied, ce qui le fit grandement reculer.
Pendant ce temps, Harmell s'acharnait à lutter contre son agresseur. Sa hache s'entrechoquait avec la lame de celui-ci. A chaque attaque, il y en avait un qui reculait, et l'autre avançait. Xibor s'était reculé, et préparait sa lunette de visée. Il avait peur de toucher son ami, alors un maximum de concentration était nécessaire. Harmell devenait féroce. Il ne cédait pas le terrain. Il avait maintenant une arrogance grandissante, au fil des coups, contre son adversaire. Il se disait qu'il allait vaincre. C'était à cet instant qu'il y croyait le plus. Xibor allait tirer, lorsqu'Harmell tomba, à cause d'un pouvoir de l'homme sombre. C'était encore une poussée de force, cette fois exécutée par l'autre.
Naankri en bavait. Il grognait aussi puissamment qu'il luttait. C'était pratiquement un combat à mains nues, car le wookie repoussait la lame adverse, puis la jeta au sol, d'un mouvement féroce. Le combat à mains nues avait réellement commencé. Le wookie effectua une bourade de son côté droit, qui renversa l'homme sombre. Il le releva par le col, mais l'autre le poussa de ses pieds, ce qui le replaqua à terre, et fit ciller le wookie. Il gueulait. Il voulut l'écraser, mais l'homme sombre roula sur le côté gauche, en esquivant alors le coup. Il revint debout rapidement, en adoptant une position propre aux échanis.
Les deux combats avaient lieu à vingt mètres de distance. Un wookie regardait la scène. C'était ce qui semblait être un esclave, affecté à des travaux de maintenance. Le wookie esclave ne savait quoi faire. Il était attaché près de l'endroit où il travaillait. Naankri augmentait ses forces. Soudainement, il se mit en rage, enchaînant les coups contre son adversaire. Mais l'homme sombre se battait bien désormais. La posture qu'il avait adoptée le rendait plus difficile encore à vaincre.
Harmell se relevait, et il avait de nouveau sa hache, qui luisait sous la lueur apaisante du générateur. La pièce avait l'air d'un sanctuaire, car la luminosité s'en dégageant faisait ressoritr une telle atmosphère, que l'on peut également trouver dans les temples, ou dans les salles de méditation. Cette lumière compensait l'obscurité des hommes sombres.
Les deux guerriers de l'ombre étaient encore plus féroces que jamais. La force était encore plus présente en eux. Harmell pensa au générateur. Il indiqua au wookie de le couper, ne serait-ce que temporairement, sinon ils seraient affaiblis, et alors la victoire reviendrait aux guerriers de l'ombre. Mais le wookie ne pouvait pas bouger, car il était enchaîné.
Les guerriers de l'ombre étaient entièrement en noir. Le tissu dont ils étaient vêtus était d'un noir obscur, comme celui que portaient les Sith. Ensuite, il y avait une toge, que seul l'un des deux portaient. Peut-être cela indiquait-il une supériorité. Si c'était le cas, Naankri était le plus en danger. Si son adversaire maîtrisait les techniques de combat échanis, il ne pourrait certainement pas en venir à bout sans l'aide des autres.
Harmell se défendait bien. Il attaquait bien, même. C'était un mandalorien digne de l'être. Aussi, le combat n'était tout de même pas gagné. Les coups s'ensuivaient, et l'on ne pouvait pas dire qui allait subsister jusqu'à la fin, même si Harmell paraissait être le plus à l'aise. Le coup suivant était terrible. Son adversaire recula, et faillit se jeter au sol. Xibor tira.
Le wookie avait vraiment d'énormes difficultés à avoir le dessus, lui. Il recevait les coups sans ciller, mais souffrait quand même un peu. Il effectua à nouveau une bourade, cette fois-ci du côté gauche. Le sombre guerrier ne céda pas, pourtant. Il restait droit. Même, il repoussa Naankri, qui n'avait cette fois plus le courage de se relever. Il sentait le combat perdu. Et même s'il nétait pas perdu, il ne serait jamais gagné. C'était un combat sans fin.
Pour Harmell, le combat était bientôt fini, lui semblait-il. Son ennemi avait la main posée sur la poitrine droite, là où il avait reçu le laser émanant du fusil blaster de Xibor. Harmell alla le terminer, en lui enfonçant sa hache dans le ventre, comme ce dernier ne bougeait pas. Elle dépassait dans le dos. Le guerrier essaya de crier, mais il n'en avait plus la force. Le combat était gagné, grâce à Xibor, qui avait visé juste.
Pour le wookie, c'était une tâche toujours aussi ardue que de faire faillir le guerrier. Il s'était finalement décidé à se relever, mais ne tapait plus avec une pareille vigueur. L'assaillant le bombardait de coup. Harmell le prit par derrière, avec sa hache, mais celui-ci l'avait senti venir. Il le rejeta de sa force, et Harmell alla loin cette fois. Le coup porté avait été puissant. Xibor avait coupé le générateur, désormais, avec une longue manoeuvre, car le piratage était compliqué.
Désactivation du générateur. Activant des réacteurs auxiliaires de secours.
Le guerrier se sentait faiblir, dès lors. Xibor avait trouvé sa faille. Il faiblissait, lentement, mais il faiblissait. Il était plus déterminé encore à gagner, car maintenant il ne pouvait plus puiser son pouvoir dans la machine. Il fallait donc plus d'astuce. Le wookie luttait encore et toujours. Le coup de poing qu'il attribua soudainement au guerrier de l'ombre l'envoya plus loin encore. Il se relevait, malgré la puissance du coup, mais fut de nouveau à terre. Il avait été transpercé net par un tir de précision. Xibor avait sauvé ses deux amis. Le guerrier avait été atteint. Si Xibor n'aurait pas été là, le combat se serait probablement déroulé d'une manière différente.
Tout le monde reprit son arme. Naankri reprit son fusil lourd Sith, et Harmell saisit sa hache, exposée au sol.
Puissance du générateur décroissante. Coupure du coeur de refroidissement dans trente minutes.
Ensuite, ce fut une longue série de grognements qui s'ensuivit. Le wookie qui travaillait ici était celui qu'il cherchait. Ils s'enlacèrent amicalement. Les rites de retrouvailles devaient cependant être écourtés, car l'on avait une mission à mener. Seulement, il fallait libérer son frère, grogna Naankri. Xibor accepta, alors Naankri tira sur les chaînes.
Générateur coupé. Auto-destruction dans vingt-neuf minutes.
Il fallait remettre en route le générateur, déclara Harmell, sinon on ne pourrait pas sortir vivant de là. Xibor, étant le plus doué dans le domaine informatique, s'occupa de remettre en marche cette machine.
Générateur coupé. Auto-destruction dans vingt-sept minutes.
Le générateur était à nouveau en état de fonctionnement après cette phrase. Maintenant, il fallait reprendre la route. Xibor lança son pistolet blaster à Tenlacca, le wookie qu'ils avaient délivré. L'équipe serait maintenant plus forte, car les effectifs étaient augmentés de un. Et l'on reprenait le chemin.

# Posté le dimanche 04 novembre 2007 11:04

Modifié le mercredi 13 février 2008 10:16

Première Partie : Chapitre XI

Première Partie - Chapitre XI : Infiltration et secours


L'équipe des deux mando'ades et des deux wookies était sortie de la salle du générateur. Elle avançait toujours avec attention et prudence, car l'ennemi pouvait arriver de n'importe où. Ils avaient dépassé la salle du relais de communication. Ils se préparaient à entrer dans le laboratoire. Seulement, ils n'avaient pas le code. Le droïde utilitaire pourrait pirater le terminal. Harmell courait le chercher. Pendant ce temps, deux hommes arrivaient du fond du couloir. On se cachait. C'étaient des agents de maintenance, qui allaient dans la salle du générateur. Ils avaient certainement été envoyés là à cause de l'alarme. On leur tira dessus, car s'ils découvraient les corps, une nouvelle alerte serait donnée.
Mais une nouvelle troupe arrivait, au bout du couloir, cette fois, armés. Les soldats étaient visiblement plus longs à arriver que les ouvriers chargés de la maintenance et des réparations. Cette troupe devait contenir six hommes, réduite maintenant à un effectif de quatre, à cause de Naankri et de Xibor. Tenlacca, lui, en avait blessé un, à la cuisse. Il s'agissait à nouveau de fantassins Sith, qui se hâtaient, à présent, car ils étaient agressés. Les trois membres de l'équipe étaient dissimulés derrière l'angle formé par le mur. Les Sith progressaient doucement vers l'emplacement de la bande d'antagonistes. Une décharge émana de Xibor, qui s'était retiré de sa couverture. Il sentit une salve le pénétrer dans la chair. Naankri grommela, et l'attrapa, afin de le protéger des tirs. Désormais, Xibor était protégé par la cloison. Ores, c'était lui qui outrepassait la muraille pour en mettre un à terre, puis se mettre en sûreté. Il restait deux fantassins sur pieds, et un autre blessé, accroupi, mais résistant à la défense du belligérant. Les deux fantassins indemnes approchaient précautionneusement. Naankri ressurgit, en causant subséquemment la mort du blessé et d'un autre qui courait vers eux. Il effectua un retranchement derrière le mur. Tenlacca prit la relève, cette fois, et il assuma bien son choix de viser l'ennemi. Son coup aboutit directement à une mort du rival. Le terrain était dégagé pour de bon, espérait la formation.
Harmell fut plus long que prévu. Il revenait avec un nouveau fusil à la main, pour Tenlacca, et avec le droïde utilitaire le suivant. L'escouade prit la route du laboratoire. Il n'y avait personne, cette fois. Dans le laboratoire, on trouvait des trousses de survie dans des containers, quelques grenades, et également des mines, dans un sac. Naankri prit ce sac sur le dos, et les autres membres de la formation s'emparaient de tout le reste. Dans les grenades, il y avait une diversité. On trouvait une grenade à plasma, deux grenades à ions, et une grenade à fragmentation. Tout ce matériel irait désormais compléter le détonateur thermique d'Harmell.
Ensuite, on sortait du laboratoire, et on se dirigeait vers l'infirmerie, en passant par la porte mitoyenne aux deux pièces. Il y avait des cuves de bacta, dispersées sur les murs, des robots chirurgicaux et médicaux, et il y avait également un droïde informatique s'occupant du système informatique de l'infirmerie. Il fallait approcher avec précaution, car ce droïde pourrait être un allié, on ne sait jamais. C'était en fait un droïde médical, toutefois pas sous la forme des droïdes utilitaires, mais qui s'occuppait tout de même de la maintenance informatique.
-''Ne bouge pas, déclara Xibor''
Le droïde se retourna, en lançant un ''oui, monsieur, je me rends''.
C'était une preuve que les droïdes n'étaient pas très développés, et pas non plus dévoués, en cette période avancée. Xibor poursuivit, en demandant au droïde où se trouvaient les fournitures médicales, et ce qu'il y avait en stock. La machine répondit qu'il y avait des cuves à bacta, réparties sur toute la surface de l'infirmerie. Seulement, il devait vraisemblablement y avoir un autre contenu dans cette infirmerie. Le droïde lâcha, en outre, sans se rendre compte de la gravité de son acte, qu'il y avait des doses de bacta dans des containers, mais que ces mêmes conteneurs étaient verrouillés. Xibor demanda au droïde de décadenasser ces contenants, ce qu'il exécuta sur-le-champ, à l'aide du terminal. L'escouade allait maintenant saisir toutes ces marchandises, qui se révèleraient certainement utiles dans l'avenir. Il y avait deux doses de bacta par conteneur, et trois conteneurs dans l'infirmerie. Harmell pointa son pistolet sur le droïde, qui proclamait ''non, monsieur, laissez-moi, je vous en prie! Je vous ai aidés, soyez en reconnaiss...''. Le mandalorien ne le laissa pas finir sa phrase. Il porta une décharge d'énergie sur son buste, ce qui l'acheva immédiatement. A présent, la formation sortait de l'infirmerie à toute vitesse, néanmoins avec vigilance. Xibor prenait toujours la tête de la bande.
C'était une bande, oui, car elle n'était pas bien organisée. C'était une bande de brigands qui cherchaient à se sauver d'une base où ils étaient retenus prisonniers. Le chef inspirait la peur à l'équipe. Le chef temporaire, oui, les faisait douter. Les membres de l'équipe se demandaient ce que Xibor préparait. Il était imprévisible. Il pouvait demander la mort d'un ennemi rien qu'à l'aide d'une parole. En effet, la vie des hostiles était entre ses mains, lors des grandes décisions. Pourtant, les ordres étaient exécutés. L'attitude hautaine de ce vétéran confirmé ne brusquait personne. Heureusement, tout le monde approuvait ses choix. S'il levait la main gauche, on le suivait. S'il soulevait le bras droit, la confiance et l'obeissance étaient toujours maîtres dans la réaction des autres. Mais ce qui régnait le plus était l'obeissance, car l'approbation des faits et des décisions s'ensuivaient forcément.
Ainsi, personne, dans l'équipe, ne cillait, après un ordre quelque peu sec. On faisait, on ne réfléchissait pas. En fait, si, on réfléchissait intérieurement. On avait nos idées. Mais on ne les exposaient pas. Elles étaient présentes, dans l'esprit, mais pas dans la pièce. Les paroles de ce à quoi l'on songeait ne résonnait pas dans les murs. On avait notre avis, sur la situation, sur les ordres donnés, sur la tournure des évènements, mais elle ne sortait pas de la conscience de celui qui y songeait. Elle tintait peut-être dans le comportement, mais n'interférait ni avec la mission, ni avec le jugement apporté au chef, ni avec l'aptitude de soumission aux ordres. Après tout, ils étaient ce qu'ils étaient. Si le chef décidait, c'était parce qu'il y était apte, et parce qu'il avait raison dans tous les cas.
Peut-être que si Rubriq Tel Karen revenait à lui, cette bande serait plus disciplinée. C'est ce qu'ils allaient essayer de faire. Une fois revenu dans le couloir, Naankri en clot l'entrée, sous l'agencement du chef provisoire. Naankri restait dans ce corridor principal, en compagnie du droïde expérimenté en informatique. Ce tas de pièces métalliques, de matricule X7-M3, entama une conversation, avec des Tip tip zee tip zee wee ... vui zip tip zee.
Le wookie grogna doucement, ce qui signifiait pour lui qu'il était prêt à engager un dialogue avec cet interlocuteur.
Dans la cellule de Rubriq Tel Karen, à laquelle on était parvenu après avoir enjambé plusieurs corps, le chef venait de recevoir une injection de bacta. Son état ne paraissait pas s'être agravé. Il reprenait lentement conscience. Tenlacca était posté à l'extérieur de la cellule, tandis qu'Harmell et Xibor observaient le leader du groupe en train de revenir au réel.
-''Vous allez bien, chef?''
Après un long moment de réflexion, il répondit qu'il avait un mal de tête épouvantable, mais qu'il était prêt au combat. Pourtant, on n'avait pas encore parlé de combat. D'ailleurs, les dernières hostilités dont il avait fait preuve furent contre les soldats de Tarshen, sur cette même planète, Bakura. Le colonel était une terreur dans la région. Il persécutait tout le monde, sur la planète.
C'était lors d'une mission de reconnaissance que Rubriq Tel Karen et ses hommes s'étaient faits prendre. Le combat avait été rude. Il y avait eu un bataillon d'une trentaine de fantassins. Au début, ces fantassins, étant mal organisés, cette fois, étaient dominés. Mais la roue tourna pour les mandaloriens. L'enemi avait l'avantage du nombre. Il y avait peut-être eu une dizaine de morts dans le camp de Tarshen, mais le reste s'était défendu et avait vaincu. Donc, ils avaient été capturés près de la base de Tarshen.
Si Rubriq Tel Karen était dans un si mauvais état, il y avait de cela une minute encore, c'est parce que les hommes du colonel avaient voulu lui soutirer des informations. Fort heureusement, il n'avait pas cédé, grâce à son entraînement. Et ce n'était pas dans les moeurs des mandaloriens de donner des renseignements à l'ennemi, et de trahir ainsi son peuple. Rubriq Tel Karen avait prétendu avoir volé, ainsi que ses compagnons d'armes, les armures et armes mandaloriennes trouvées en leur possession. Ceci leur permettait de ne pas faire savoir aux autres que les mandaloriens existaient encore en masse. Rubriq Tel Karen disait qu'ils n'étaient que des mercenaires et donc que ce n'étaient pas de vrais mandaloriens. Les hommes de Tarshen avaient semblé le croire.
Rubriq Tel Karen se trouvait toujours au bon endroit, au bon moment, car il avait perçu une conversation interessante, il y a qulques heures. Il s'en rappelait, car sa mémoire n'avait pas été trop endommagée. Premièrement, il avait entendu d'un capitaine que les armes et armures qu'on leur avait subtilisé se trouvaient dans la salle de maintenance, cachées, en raison de leur valeur. Deuxièmement, il savait que le hangar n'était pas loin, car le capitaine qui parlait annoncait également à son locuteur, qui paraissait être un nouveau, que son aide était requise dans le hangar à vaisseaux. Ainsi il lui indiqua où il se situait. Pendant que Rubriq Tel Karen reprenait entièrement ses esprits, Harmell sortit de la loge de celui-ci, dans le but de demander quelque chose à Tenlacca. Celui-là avait l'air de s'être absenté, pourtant.

# Posté le samedi 10 novembre 2007 11:12

Modifié le mercredi 13 février 2008 10:16

Première Partie : Chapitre XII

Première Partie - Chapitre XII : Renforcement des rangs


Il était parti à l'armurerie, pour s'armer et ramener au chef mando de quoi se battre. Sur le chemin du retour, tandis qu'il courait, il aperçut son ami wookie, en train discourir avec le droïde utilitaire. C'étaient des cliquetis qui s'échappaient du transmetteur vocal de X7-M3, et Naankri répondait par de légers grognements, de sonorité égale à celle du locuteur. Naankri n'aurait jamais eu l'idée de sympatiser, et même d'engager une conversation, avec un droïde, quel qu'il soit. Toutefois, celui-là lui plaisait bien, de par ses questions inattendues. On n'aurait jamais cru qu'un droïde aurait pu être interessant. Mais la conversation se poursuivait, toujours avec la même acoustique, grave d'un côté, aigüe de l'autre.
Harmell croyait que Tenlacca s'était éclipsé, mais son affirmation n'était pas correcte. Il avait parcouru le sous-couloir afin de voir si ce dernier n'y était pas. Il l'aperçut, en train d'accourir, avec des armes à la main. Une fois que Tenlacca s'était approché de lui, il proféra:
-''Que faisiez-vous donc?''
Le wookie répondit, en tournant la tête en cercles, et en grommelant. Harmell ne chercha pas à développer un dialogue, qui n'aurait abouti à rien. Alors, il s'écarta, en fixant des yeux cette bête de grande taille, comme s'il s'attendait à ce qu'il fasse quelque chose de suspect. Tenlacca entra dans la cellule, et Rubriq Tel Karen déclara:
-''Que fait ce wookie ici?''
Xibor fut surprit. Il ne pensait plus à celui-ci. Ainsi, il expliqua au leader l'histoire. Ce dernier fut content de voir que les wookies pouvaient aider les mandaloriens. Rubriq Tel Karen n'était pas du genre sarcastique. Il appréciait toute aide extérieure, même si le principe des mando'ades était de mener les luttes seuls, ce qui était dans leurs cordes. Mais dans ce cas précis, il était nécessaire d'avoir des amis, car la situation était rude, et pouvait basculer à tout moment, en faveur ou non des évadés. Xibor expliqua toutes le péripéties subies, sans toutefois trop détailler. Rubriq Tel Karen clot la fin du dialogue par ces mots: ''Vous représentez à vous seuls l'espèce mandalorienne''.
Xibor exposa le plan prévu, afin que le leader en prenne connaissance. Il approuva, tout en ajoutant qu'il n'y avait probablement pas d'autres solutions. Les trois mandaloriens et le wookie longeaient le sous-couloir, tout en voyant Naankri converser avec l'unité mécanique. Dès qu'ils furent près de lui, il tourna la tête, et salua le vétéran, en s'inclinant. La conversation entre les deux nouvelles connaissances s'était stoppée. Le droïde avait émit un bip zee bip tip tip, une sorte de salut à sa manière. Même vêtu d'une cuirasse légère n'appartenant pas aux mandaloriens habituels, ces grands guerriers étaient respectés, ce qu'ils méritaient bien.
Naankri resta incliné longtemps, et il fallut que le vétéran lui fit un signe pour qu'il recouvre sa position initiale. C'était une sorte de soumission, une façon de faire part à ce grand combattant qu'il était supérieur. Il était rare que les wookies s'inclinent de telle façon devant quelqu'un. Les wookies sont d'origine robuste, et ne pensent jamais avoir besoin de quelqu'un envers qui se soumettre. En fait, on pouvait plutôt ressentir cela comme un respect. Un respect très digne, un respect mérité par ce soldat plein de cicatrices, corporelles comme morale. Un respect conforme à sa grandeur et à son importance. Un respect convenablement effectué par le wookie, mais un respect qui aurait dû être mutuel, car ces deux combattants se ressemblaient fortement. Ils avaient le courage dans le sang, la tenacité dans l'esprit, l'arrogance dans les yeux, et la force dans l'âme.
Xibor songea tout de même à demander au wookie qui gardait la porte s'il y avait du nouveau. Il conclut que le grommellement provenant de la trachée de ce wookie sous-entendait un non. On se remit en route, après un ordre du leader, qui maintenant s'imposerait dans l'équipe. Sa carrure était moins importante, car il dégageait moins d'orgueil que Xibor. Or, cet orgueil était représenté chez Xibor par une aura en même temps présente et non présente. Celui-ci était pourtant un chef avisé, mais sans doute avait-il trop d'ambitions. Il était jeune encore, malgré ses vingt-huit ans. Rubriq Tel Karen, lui, en avait quatre de plus. Harmell se contentait de ses vingt-trois ans, qui faisaient tout de même de lui un bon guerrier.
On se positionnait sur les côtés du chambranle de la porte, avec Naankri et Xibor sur le côté gauche, et le reste de la formation sur l'autre flanc. Xibor ouvrit la porte à l'aide de légers coups de doigts sur le terminal, ce qui provoqua l'ouverture de la porte.
Il n'y avait personne dans le corridor. Ils avançaient avec vigilance, à un lent rythme. La première escale serait effectuée dans la salle de maintenance. Tenlacca et Rubriq Tel Karen resteraient dehors, afin de guetter, car la voie n'était tout de même pas sûre. Et puis, le Boss ne serait peut-être pas suffisamment en forme pour engager un combat. Son sommeil, dont il se réveillait encore tout doucement, ne lui apportait pas les capacités physiques nécessaires en cas d'affrontement. Et puis, ses maux de tête auraient pu s'avérer gênants pour mener à bien une mission. Pour l'instant, on le mettrait à l'écart gentillement, en lui faisant comprendre qu'on avait besoin d'une équipe unie, et que les plus faibles ne devaient pas s'exposer aux grands dangers.
Le temps de cette mise en accord mutuelle, on avait déjà déverrouillé la porte. Dans la pièce se dressaient deux hommes, semblables à des ouvriers, restant immobiles devant ces terreurs. Ils furent vite éliminés, malgré leur opposition de cris. Ils n'avaient heureusement pas eu le temps de donner l'alerte. On fouillait partout, en faisant régner un désordre impossible, qu'on n'aurait même pas retrouvé dans un quelconque croiseur de combat occupé par des trandoshans. Les armures étaient introuvables, du moins si on ne cherchait pas plus précisément et minutieusement.
En fait, il y avait des compartiments cachés en-dessous des grands établis, ceux-ci étant étendus sur une grande surface de la pièce. Il y avait un énorme bazar sur ces établis, car les pièces nécessitant des réparations étaient nombreuses. Finalement, on trouva les armures et les armes, mais il semblait que Rubriq Tel Karen et Tenlacca avaient entendu des bruits, des bruits de matière métallique, lointains et diffus. Rubriq Tel Karen entra, tout en cédant sa place de garde à Tenlacca.
On se dépêchait de revêtir la carapace, les protections, puis on finit par le casque. Les trois mandaloriens se sentaient maintenant comme chez eux, bien au chaud dans une armure anti-ballistique de dernier cri. Ces carapaces étaient déjà bien accidentées, suite aux nombreuses escarmouches ayant déjà eu lieu en leur compagnie.
L'amure mandalorienne était devenue pour un mando'ade ce qu'avait toujours été le bouclier énergétique pour un croiseur de combat. Elle avait évolué au fil des millénaires. Cependant, il faut dire que ce n'était pas la représentation de la force pour un mandalorien. Ce n'était pas ce qui faisait de lui le grand guerrier quil était. La force reposant en lui était belle et bien dominante. La défense conférée par cette armure était juste un atout redoutable supplémentaire. La force, la sagesse, l'art du combat et l'armure formaient un tout harmonieux, une symbiose plus que parfaite. Toutefois, si la symbiose était si extraordinaire, il ne se produisait pas le contraire ni d'effets secondaires lorsque l'armure manquait à l'appel. Et maintenant, peut-être pouvait-on conclure que, lorsque l'on évoquait les termes de l'art du combat, de la force physique et de la sagesse d'esprit, l'image qui nous venait à l'esprit était celle d'un valeureux mandalorien. Mais, en fait, ce n'aurait pas pu être possible dans cet univers, car les mandaloriens étaient considérés comme disparus, dans toute la galaxie connue et même inconnue. Sans doute était-ce un affront constant entre les mandaloriens et tous les ignorants qui les croyaient rayés de la surface de la galaxie. Les mando'ades se demandaient comment ces idiots auraient pu croire qu'une race aussi grande que la lignée des mandaloriens avait disparu. Oui, il s'agissait d'idiots, d'après eux, car jamais les mandaloriens n'auraient pu s'étendre entièrement. C'était un mépris arrogant et considérable qui émanait de ce grand et puissant peuple, contre toute cette profusion d'individus ignorants.
Seulement, il pouvait y avoir une autre raison. En effet, les habitants de tous les mondes du noyau auraient tellement peur de ces soldats qu'ils préféraient les croire éteints à tout jamais plutôt que de faire des cauchemars, même diurnes, avec comme pensée générale de se retrouver face à un mandalorien.

Ainsi, une fois les armures revêties, tout le monde sortit de la salle de maintenance, où l'odeur de mort commençait à chatouiller les poils de nez des wookies. Les wookies portaient des regards remplis d'admiration sur les trois hommes à l'enveloppe étincelante. Cependant, des bruits de rapprochaient, et cette fois alertaient toute la formation, qui y porta une oreille attentive. On se mettait en position de combat, avec les wookies et la mêlée derrière. Les différents membres de l'équipe étaient positionnés sur les rebords de la porte du couloir principal. Les sons se rapprochaient encore et encore, avec, comme au début, ces sonorités métalliques. Cela cessa, soudainement, puis des paroles se firent entendre.
C'était un language inconnu pour tous ceux qui formaient la troupe. On aurait cru entendre un Sith, ou quelque chose de ce genre, d'après un murmure de Rubriq Tel Karen, qui se souvenait d'avoir déjà ouï de tels sons. Les mandaloriens avaient les armes à la main, prêts à tirer, et visaient l'endroit où les ennemis auraient pu arriver. Ils semblaient ne pas être loin. Une fois que le locuteur eut finit son court discours, les sonorités se rapprochaient, avec, en plus d'un accroissement sonore, un son encore plus puissant, comme si ce furent des pas qui s'enfonçaient dans le sol. Et cela ressemblait bien à des pas, qui signifiaient que des hommes se rapprochaient de leur position. Le premier se montra, en dépassant de l'angle formé par la muraille, mais reçut une décharge d'énergie fatale. Les autres surgissaient du même endroit, avec une rapidité qui faisait de cet attaque un assaut constant.
C'étaient encore des fantassins Sith, avec des armures éclatantes de lumière, réverbérant avec joie les flux lumineux échappant des lampes plafonnières. Les couleurs dominantes dans le couloir étaient gaies, pleines de vie, avec de multiples nuances, qui inspiraient un confort. Ce n'était pas l'obscurité qui régnait. C'était en fait son opposée absolu. Si des combats venaient à être menés dans un tel environnement, les adversaires auraient un bon moral, une confiance en eux, un espoir et une envie de vaincre supérieure à la normale. Le combat serait mené avec une joie presque ironique. Les ennemis pourraient chacun croire que l'ambiance qui ressortait du couloir était leur alliée, qu'elle les ferait remporter la victoire.
La bataille fut vécue ainsi. Les soldats ennemis arrivaient encore, par groupes, mais à chaque fois, les effectifs étaient réduits. Ils n'avaient pas le temps de se mettre en place. Ils étaient balayés par des vagues de tirs mortels. Les rangs étaient désorganisés. Il y avait du y avoir déjà au moins une dizaine de défunts. Ils se touchaient tous, par la tête, par les bras, par les jambes, avec une position qui faisait comme l'effet d'une union, une dernière pensée qu'ils auraient eu les uns envers les autres, pour se saluer et se témoigner de l'affection pour une dernière fois. Après toutes ces injustices, ils se devaient bien ça, car il faut dire qu'ils n'éprouvaient aucun remords à s'humilier mutuellement ou à se débarasser des autres pendant une escarmouche, si ceux-ci s'avéraient être un peu trop gênants.
Les tirs ne cessaient pas. Les fantassins Sith, eux, n'émettaient pas de salves. C'étaient des rafales à sens unique. La riposte était nulle, quasi inexistante, car les ennemis devaient enjamber les corps afin de pouvoir tirer.
Mais, après un instant, l'ennemi fit le point. Il fallait à tout prix adopter une nouvelle stratégie. Sans doute celle qu'ils allaient imaginer allait porter ses fruits. Il s'agissait de rester en position, ainsi la formation des prisonniers évadés devrait forcément avancer, et l'attaque porterait un coup décisif dans leurs rangs. C'est du moins ce que pensait le capitaine de la troupe. Il ne tenait pas à décevoir son maître.
Les corps gisaient sur le carreau, avec cette fraternité imagée qu'il n'y avait jamais eu entre eux. Le couloir jouissait maintenant d'une nouvelle nuance de couleur, rougeâtre, qui lui inspirait un autre caractère. Les morts, exposés à terre, avaient voulu faire un dernier don, et c'était à ce couloir qu'il fut versé. Ils voulaient témoigner, dans leur dernier geste de reconnaissance, d'une générosité envers quelque chose.
Les membres de la formation entendaient les ordres du capitaine de la troupe ennemie. Désormais, les mandaloriens et les deux wookies devraient s'activer. Plus ils attendraient, plus la défense ennemie serait robuste. Et aussi devaient-ils s'échapper rapidement de la base du colonel Tarshen. Alors, on mettait au point un plan, après avoir pris pour refuge le couloir principal d'accès aux cellules de détentions. Tenlacca veillait au dehors. Cette tâche ne paraissait pas le gêner. Il s'y plaisait, car la mise au point d'une attaque rapide ne le réjoussait en aucun point. Il ne se prétendait pas fin stratège. Il était calme, patient. Il faisait preuve d'une sagesse presque exemplaire. Une sagesse résumée par un calme sans faille. Harmell précisait qu'il se rappelait avoir aperçu ce qui ressemblait à des grenades étourdissantes, à l'intérieur de l'armurerie. Il alla les saisir, sur l'ordre du chef. Pendant ce temps, ce qui restait de la formation songeait à la manière de charger. Il fallait faire preuve d'organisation, afin de percer les lignes ennemies. C'était grâce à Harmell que l'idée avait pu être développée, grâce à sa suggestion de mettre en jeu les grenades.
Il y avait un mouvement de l'ennemi au loin. Ils bougeaient, c'était certain. Alors la vague d'assaut des évadés commencerait maintenant. Ils sortaient du couloir principal d'accès aux cellules, et avançaient avec vigilance. Tenlacca, attendant au dehors, avait compris le plan.

# Posté le mercredi 12 décembre 2007 13:45

Modifié le mercredi 13 février 2008 10:16

Première Partie : Chapitre XIII

Première Partie - Chapitre XIII : Résistance féroce


Une grenade étourdissante fut lancée. Elle rebondit sur le mur pour venir aveugler les ennemis. La formation composée des cinq grands guerriers attaqua, dès lors. Les adversaires tiraient dans le vide, car ils ne voyaient plus ce qu'ils touchaient.Une décharge effleura tout de même Xibor, qui fut sauf grâce à son armure. Les rafales devenaient de plus en plus nombreuses, du côté des fugitifs. Il semblait que les fantassins Sith avaient à présent recouvré la vue, car ils débutaient les salves de riposte. Cependant, les effectifs étaient réduits, de leur côté. Rubriq Tel Karen ordonna un repli, car les effets de la grenade étourdissante s'étaient estompés. Les mandaloriens continuaient à tirer une fois à couvert. Ils étaient cachés derrière l'angle formé par le mur. Xibor surgit, dans le but d'émettre une salve, mais une fois qu'il eut tiré et fut replié derrière la cloison, quelque chose attira son attention. Il venait de constater que les ennemis entraient par une porte menant à la salle qui faisait l'angle du mur. Il en avertit immédiatement les membres de l'équipe, qui allèrent en vitesse fermer l'autre porte menant à cette salle, située de leur côté.
L'ennemi avait voulu les prendre en sandwich. Tenlacca avait réussi à fermer la porte avant qu'un drame n'arrive. Rubriq Tel Karen fit savoir qu'il fallait trouver un remède à la situation. Il cria à Harmell d'aller chercher deux grenades étourdissantes, ce dont celui-ci se chargea sur-le-champ. Xibor maintenait ses tirs. Les ennemis avançaient très lentement, malgré le fait que Xibor ne se risquait pas trop souvent à ouvrir le feu pour les faire reculer. Harmell revint plus vite que Rubriq ne l'aurait espéré. Ce dernier fila une des grenades à Xibor, qui la lança dans le couloir. Un fantassin Sith saisit cette grenade, et la rejeta là où on avait eu l'audace de la lui balancer. Xibor appela les quatre autres à se cacher les yeux, mais Harmell et Naankri n'eurent pas le temps de se couvrir. Harmell s'effondra par terre, ne sachant plus où mettre les pieds, et Naankri s'affala sur le mur, après avoir grogner de mécontement.
Il semblait maintenant que des ennemis essayaient de défoncer la porte de la salle dans laquelle ils étaient entrés. Le chef de formation alla se poster devant l'entrée de cette salle, un fusil blaster à la main. Naankri et Harmell n'avaient pas encore eu la chance de récupérer la vue. Une petite bosse apparut dans la porte, gonflée par un coup sourd, puis par un autre. Rubriq Tel Karen se demandait quel force pouvait bien assener de tels coups à cette structure. Cette pauvre plaque de métal posée dans un mur subissait encore les assauts répétés des fantassins Sith.
Harmell devenait fou, à cause du fait qu'il ne voyait plus rien. Il criait et jurait à gauche et à droite. On avait pourtant besoin de lui, en ce moment-là. Rubriq Tel Karen dit à Xibor qu'il fallait garder sa position, et empêcher les ennemis d'arriver de ce côté. Pendant ce temps, Tenlacca restait à côté de la porte, afin de stopper la progression de l'ennemi, au cas où il parviendrait à passer. Harmell s'exclama:
''On dirait que c'est bon, la vue est en train de me revenir! C'est pas trop tôt... Quel merdier, ici!''
Rubriq répondit:
''Reprenez votre arme, soldat! Les ennemis sont en train de défoncer la porte! Ils ne doivent pas passer! Cria le chef sans interruption.
-Chef, je fais ce que je peux. Essayez de les contenir jusqu'à ce que ça aille mieux pour moi.
-Xibor, tenez la position! Si notre flanc droit flanche alors que les ennemis arrivent par ici, nous sommes fichus!''
Le chef de formation jeta un regard sur Naankri. Il lui conseilla de dégager, car, une fois la porte effondrée, ça chaufferait dans le coin. Naankri grogna, mais glissa tout de même le long du mur, afin de s'écarter du danger potentiel. La porte était désormais sur le point de céder. Rubriq Tel Karen était fin prêt pour la défense de la zone. Un dernier coup brutal acheva le travail, et Rubriq Tel Karen recula un peu, afin de ne pas recevoir la porte sur ses pieds. Il abattit un fantassin d'une décharge, mais celui-ci était déjà en train de se faire marcher dessus par un autre fantassin. Rubriq Tel Karen effectua une roulade sur le côté droit, après avoir effleuré le deuxième fantassin. Tenlacca, situé sur le côté droit de la porte, empêcha le soldat de rentrer, en lui enfonçant son poing dans l'estomac, là où l'armure n'était pas présente. Rubriq Tel Karen pointa ce soldat, et lui envoya une décharge d'énergie sur le bras gauche, ce qui le fit reculer. Un autre fantassin surgit, puis pénétra dans le couloir. Tenlacca lui administra un puissant coup de pied au niveau de l'abdomen, ce qui le fit voler à trois mètres de distance, près d'Harmell, qui recommençait à voir correctement. Ce dernier, voyant devant lui ce qui ressemblait fort bien à un ennemi, tâtonna le sol, à plusieurs endroits autour de lui, avant de trouver son fusil blaster, dont il se servit pour achever le fantassin, qui avait l'air sonné. Il n'avait pas bougé.
L'assaut ne cessait pas. Xibor tenait toujours sa postion, et défendait le flanc droit. Les ennemis n'avaient quasiment pas avancé de son côté. Il s'étonnait d'ailleurs même du fait qu'il n'avait pas encore reçu de grenade. Il espéra que ce malheur n'arrive pas, étant donné que lui et ses amis étaient déjà en position d'infériorité dans cette bataille. Toutefois, Harmell venait de se relever, l'arme à la main. Le wookie était en train de s'occuper d'un soldat venant juste de sortir de l'atelier de maintenance informatique. Xibor eut une idée soudaine. Il cria:
''Chef, écoutez-moi!''
Il envoya une rafale, tuant un ennemi, avant de poursuivre:
''Il faut que vous teniez la position avec Harmell! J'ai besoin des deux wookies! Je vais envoyer une grenade étourdissante dans le couloir, et on nettoyera ça ensemble!
-Soldat, pourquoi ne pas tout simplement leur envoyer un détonataeur thermique? Répondit Rubriq Tel Karen, en ne quittant pas les nouveaux fantassins surgissant.
-Chef, je viens juste d'y penser, mais c'est une mauvaise idée! Nous sommes dans une zone à risque ici! Si une trop forte détonation a lieu dans les environs, on risque de faire sauter la base!''
Il ajouta de façon sarcastique:
''Est-ce votre choix, chef?''
Rubriq Tel Karen ne releva pas la phrase de Xibor. Il fit un signe militaire, indiquant aux wookies d'y aller. La vue de Naankri semblait s'être rétablie, puisqu'il se dirigea vers Xibor, après avoir reçu une grenade étourdissante de la part d'Harmell. Xibor la lui prit immédiatement, et la lança sans regarder, à une courte distance, pour que l'ennemi ne puisse pas la renvoyer. Après avoir entendu un déclic confirmant l'explosion de la grenade, Xibor poignit et tira dans le tas, provoquant le déboulement des deux wookies, qui éliminèrent les deux artilleurs en premier, situés aux tourelles à répétition que l'ennemi avait installé. Des fantassins tiraient dans ce qui était pour eux le vide, car ils ne voyaient pas la localisation des évadés. Il fallait tout de même que les trois guerriers fassent attention, car des tirs pourraient les atteindre.
Du côté de Rubriq Tel Karen, tout allait bien. Les ennemis avaient de plus en plus de mal à passer par la porte, car l'ouverture était encombrée de soldats morts.
Chez Xibor et les forces de la nature, ce furent les officiers, c'est-à-dire un lieutenant femme et quatre sergents, qui subirent les feux des wookies. Xibor leur avait commandé d'abattre les officiers d'abord, puis de descendre dans les grades, pendant que lui s'occupait des artilleurs et des soldats lourds.
Harmell s'était collé au mur du flanc gauche, dans le but d'avoir un nouveau point de vue sur l'ennemi. Rubriq Tel Karen était accroupi, afin de réduire les risques d'être touché par quelque malhonnête fantassin, qui aurait l'audace de faire feu sur lui. Harmell pointait la porte, avec un peu de nervosité, fait expliqué par un manque d'assurance, et surtout un questionnement sur le nombre de chances de survie que lui et le reste de l'équipe avait. Mais l'anxiété présente en lui à ce moment fut soudainement contrée par une envie de vaincre, car il avait marre de rester cloîtré dans cette prison. Il se rapprocha encore un peu de la porte, tout en glissant sur le mur.
Le capitaine ordonna à ses subordonnés de faire feu. Cependant, ils tiraient sur les murs, par terre, ou au plafond occasionnellement, mais les lasers atteignaient rarement Xibor ou les wookies. Xibor avait avancé, et se tenait devant avec une importante marge d'éloignement par rapport au duo de bêtes poilues. Le nombre de fantassins à terre était à présent devenu plus grand que celui de fantassins encore debout.
L'assaut avait cessé, du côté de Rubriq Tel Karen et Harmell, car les soldats n'entraient plus dans la salle de maintenance, étant donné l'attaque des fourrures wookies et du bouclier mandalorien. Le chef fit signe à Harmell de s'aventurer dans la salle, dans le but de voir si la présence ennemie était constante. Harmell glissa doucement le long du mur, sans relâcher de la pression, car un ou plusieurs soldats pouvaient jaillir à tout moment de cette salle devenue obscure, du fait que les fantassins avaient éteint la lumière.
Seuls quelques néons muraux cherchaient à s'imposer dans la nuit éternelle de cette pièce. La lueur orangeâtre gardienne garantissait une infime vie à cette pièce, la seule vie qu'on lui procurait. De cette pénombre contrastée par quelques nitescences blafardes et calmes, surgit une force, qui accola Harmell au mur en un court laps de temps. Un bruit métallique sourd retentit dans cette pièce, sans la quitter. C'était un comme un son lointain pour Rubriq Tel Karen. Ce son ne sortit pas même par la porte restée ouverte. Rubriq Tel Karen n'entendait rien, ni même la voix ou les pas d'Harmell, mais ne s'en étonnait guère.
Des membres gesticulaient dans la nuit, et des jambes dans le vide. Le cou d'Harmell était entouré d'une force pouvant presque être qualifiée de surhumaine. Le tas d'énergie situé devant le guerrier mandalorien était en parfaite symbiose avec l'ambiance générale de la pièce.
Naankri grognait dans le couloir. Il faisait preuve d'une puissance vocale magistrale, d'une puissance d'un vrai mâle wookie, d'un vétéran confirmé, respectable. Il jeta son arme à terre, laissant à Xibor et à son frère le peu de besogne restante. Il ouvrit la porte de la salle de maintenance, et la franchit. Dans les ténèbres, l'être doté de force se retourna sur lui, ayant perçu le son d'une porte s'ouvrant. La fourrure poussa un cri de défi, et s'élança à l'assaut de ce résidu obscur. Ce dernier lâcha Harmell, et regarda avec supériorité celui qui avait osé entrer dans cette pièce. A présent, l'un se dirigeait vers l'autre, pour un combat acharné.

# Posté le mercredi 13 février 2008 10:12

Première Partie : Chapitre XIV

Première Partie - Chapitre XIV : Assaut furtif


A mains nues, Naankri se sentait de taille à affronter ce guerrier de l'ombre, dont il ne voyait que les contours. Sa rage montait, mais il se laissait tout de même charger par le sombre guerrier. Il lui porta un coup de pied dans l'abdomen, ce qui le renversa, en le claquant sur le sol. Harmell se demandait ce qui se passait. Il était à moitié inconscient, à cause des chocs frontal et dorsal qu'il avait reçus. Le guerrier de l'ombre s'était déjà relevé, et avait repris son bâton. Le combat continua dans un vacarme épouvantable, mais qui ne sortait pourtant pas de la salle. Harmell se rendit compte que Naankri était en train de combattre quelqu'un, et pensa à appeler de l'aide. Il cria après le chef, mais celui-ci ne venait pas.
Xibor, lui, était occupé à se débattre contre un autre guerrier qui l'avait assailli sans crier gare. Celui-ci avait reçu un coup de fusil blaster sur le crâne, ce qui l'avait un peu secoué. Mais cet acte avait fait monter chez lui la colère, et de ce fait, il s'acharnait contre Xibor. Tenlacca restait à l'écart, car il savait comment les combats à plusieurs qu'il avait déjà menés s'étaient finis.
Harmell ne pouvait plus bouger. Il ne savait pas quoi faire. Le combat était rude, et on ne pouvait pas dire que l'un des deux combattants avait le dessus sur l'autre.
Tenlacca se décida finalement à entrer dans la mêlée. Au début, il avait préféré s'en éloigner, plutôt que de risquer d'atteindre Xibor par l'un de ses coups mal placé. Il faut également dire que la confusion l'envahissait, et qu'il avait encore des séquelles de ce qui s'était passé avant, c'est-à-dire lorsque les hommes du colonel Tarshen l'avaient capturé. Mais le moment était venu. Le guerrier noir tournoya sur lui-même, pour donner un coup de pied à son adversaire mandalorien, qui s'était heureusement accroupri au bon moment. Le guerrier noir tourna la tête à gauche, et voyait Tenlacca près de lui, à qui il portait un regard d'affront. Il déploya son bâton de combat, et, comme le wookie était à sa gauche, il pivota, dans le but de se mettre en face de lui. Mais il n'eut malheureusement pas le temps d'enchaîner quelque mouvement qu'il subissait déjà un coup de patte arrière magistral dans le ventre, qui, comme il n'était pas loin du mur, l'y plaqua. Ce choc avait fait du bruit dans le couloir, et Rubriq Tel Karen accourut en tournant à l'angle du couloir. Il s'accroupit immédiatement, puis visa dans le couloir. Comme son fusil blaster était sophistiqué, il pouvait voir deux autres guerriers aui arrivaient. Il en alerta Xibor, qui acheva directement le guerrier blessé par une salve. Tenlacca se retourna, et enchaîna celui qui daignait l'attaquer.
Naankri combattait toujours dans la salle de maintenance. Il avait essuyé un coup de bâton de guerre, mais avait aussitôt répondu en saisissant son assaillant par le col. Cependant, le guerrier, par on ne sait quelle manoeuvre, fit voltiger le wookie au loin, comme s'il avait eu un vérin dans la paume de la main. Son bâton à terre, il le ramassa sans le toucher. Harmell voyait que Naankri était un peu sonné. Il commença à se mettre en rage quand le guerrier arriva sur Naankri, l'arme au poing. Harmell, par un accès de colère - seule chose qui aurait pu lui faire commettre un tel acte, en raison de sa semi-inconscience - s'empara de son fusil blaster, et abattit le guerrier dans le dos.
Rubriq Tel Karen avait tiré sur un guerrier dans le couloir, grâce à un tir de précision. Ce dernier était touché, mais encore vivant, malgré le tir de précision qu'avait effectué le chef de guerre mandalorien. Il avançait encore, un peu plus lentement, pendant que Naankri mettait hors d'état de nuire son adversaire, avec ses gigantesques membres velus.
Les droïdes, restés auparavant à l'abri, arrivaient, et DC-388 s'exclama:
''Oh mon Dieu, qu'est donc ce vacarme?
-Eloignez-vous, droïdes, c'est dangereux ici! Répondit Rubriq Tel Karen sans même se retourner.''
Les unités robotiques obéirent à l'ordre du vétéran, et se replièrent en vitesse, derroère l'angle formé par le couloir.
Le guerrier de l'ombre touché à la poitrine s'était rapproché de Xibor. Il poussa un cri long aigu, qui, de la façon dont il l'effectuait, donnait l'impression de lui prendre toute sa force et une concentration intense. Xibor était en train de s'effondrer, par impuissance, par soumission. Ce cri l'affaiblissait énormément, mais plus pour longtemps. Rubriq Tel Karen lui transperça l'arrière-bras par un tir de précision, et le guerrier arrêta de crier de telle sorte. A ce moment-là, c'était un cri de douleur intense, avec une inattention de sa part. Xibor était à quatre pattes par terre, et semblait rester ainsi pendant un instant. Rubriq Tel Karen venait de vérifier la lunette de visée, l'avait réglée légèrement, et reprenait à présent la visée.
Tenlacca était en train d'assister Harmell pour se lever. Celui-là avait vraiment l'air étourdi. La salle était toujours aussi obscure, et les néons scintillaient, désormais. Le guerrier mort était crispé, plat, comme s'il avait perdu la vie alors que des douleurs le persécutaient de partout.
Naankri dominait son adversaire. Il lui avait asséné un coup de genou dans la partie ventrale, et tenait maintenant sa tête entre ses bras. Xibor reprenait peu à peu ses esprits, tout en se relevant. Le guerrier saisit sa lance, réduite au manche, grâce à un mécanisme assez avancé technologiquement. Il l'ouvrit, et frappa Xibor en pleine tête, alors que celui-ci était à mi-chemin de se remettte debout.
Naankri étranglait celui qui avait osé l'attaquer, sans que celui-ci ne se débatte.
Comme Xibor était hors d'état de nuire pendant quelques secondes, le regard du guerrier pointait sur Rubriq Tel Karen. Le guerrier de l'ombre effectua une parade avec sa lance, et se dirigeait vers le vétéran.

# Posté le mercredi 12 mars 2008 11:57